A propos...

Les services publics comme la langue d’Esope, pour le meilleur ou pour le pire ? En réalité, aucun Etat ne se passe de services publics dans de nombreux domaines, bien au-delà de ce qu’il est convenu d’appeler les fonctions régaliennes, qu’il s’agisse par exemple d’aides sociales ou de recherches de grande ampleur. Mais la bureaucratie comme les impôts qui financent les services publics sont redoutés et l’on a vite fait de considérer les administrations publiques comme coûteuses et inefficaces, même lorsqu’on a intensément besoin d’elles. De surcroît, les services publics  sont des produits de l’histoire ; même lorsqu’il leur faut évoluer, la vitesse acquise, certains  droits acquis de même, les organismes constitués souvent à partir de compromis plus que de construction théorique rendent les adaptations difficiles à mettre en œuvre.

Or, la vague de pensée libérale, qui a envahi la fin du 20è siècle avant de traverser la crise de 2008, a fait douter de la nécessité des services publics et entretenu un climat de méfiance, qui reste lourd, envers leurs agents. La garantie de l’emploi qui est la contrepartie de leur impartialité et de leur intégrité finit par apparaître sous l’appellation polémique de l’emploi à vie comme un privilège incongru. Alors que la corruption menace de toutes parts, la force d’un statut, s’il est bien géré, est celle de l’exigence qu’il porte avec la solidité qu’il procure.

Il faut aujourd’hui revenir aux réalités, lutter contre trop de fantasmes médiatiques, rechercher aussi sérieusement que possible les faits et les données, y compris dans les facettes parfois d’apparence contradictoire qu’ils font apparaître. Il faut tout autant que le service public participe à toutes les modernités susceptibles de l’améliorer, de le rendre plus efficace, sans craindre le mot de productivité pourvu qu’elle garantisse le service. Et qu’il sache se remettre en question, en appliquant les décisions d’un pouvoir politique démocratique.

La globalisation des marchés économiques et financiers lui lance à cet égard un défi, celui d’accompagner ses effets bénéfiques, sans doute, mais tout autant de réguler les risques qu’elle fait courir et qui se traduisent par des inégalités sociales et géographiques ou des injustices croissantes qui négligent voire détruisent tant la liberté que la fraternité des peuples et donc les solidarités à faire vivre. Les exemples en sont aujourd’hui multiples en France, en Europe et ailleurs. La concurrence, toujours utile comme émulation du quotidien, n’est pas la panacée de la vie collective.

Faire vivre le service public, à tous les niveaux des collectivités publiques, c’est dans cet esprit que veut s’employer l’association Services publics, avec toutes les volontés qui la rejoindront et par tous les moyens de réflexion, de débat et de communication qu’elle sera capable d’employer.

Le site associationservicespublics.com est l’un de ces moyens. Nous espérons qu’il apportera sa pierre dans ce véritable combat, avec le concours de ses lecteurs du site.  

Le bureau

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Conseiller d'Etat

Président

Patrick Quinqueton

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Conseiller maître honoraire de la Cour des Comptes

membre du bureau

Gérard Moreau

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Trésorier

Pierre Deblok

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diplômée de Sciences Po

membre du bureau

Camille Leboeuf

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administrateur civil

Secrétaire général

Yannick Prost

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Association Services publics loi 1901

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